La saine méfiance de PSPP, qui pense être surveillé par des agents fédéraux

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OTTAWA | Personne ne devrait être surpris que Paul St-Pierre Plamondon pense être sous surveillance de la part d’agents fédéraux. 

Même sans preuve, l’affirmation, qui a fait grand bruit à l’Assemblée nationale mardi, ne relève pas de la paranoïa ou d’un scénario de film d’espionnage.

Car des scènes semblables se sont déjà produites dans notre histoire. Et très souvent, il faut attendre des décennies avant que la vérité sorte.

Les exemples sont multiples.

La fin justifie les moyens

En 2020, nous avons appris que la GRC s’intéressait à la sexualité de René Lévesque au début des années 1970, alors qu’il était chef du Parti Québécois.

Il y a eu l’affaire Morin, l’ex-député péquiste qui transigeait avec la GRC. Si des débats existent encore à ce jour sur les motivations de Claude Morin, on ne peut en dire autant de la GRC, qui s’intéressait aux stratégies des indépendantistes.

En 1973, la police fédérale s’est emparée de manière illégale de la liste des membres du PQ.

Un ex-espion fédéral a soutenu dans un livre paru en 1994 qu’une unité était chargée d’enquêter sur le « French problem », pour surveiller les liens entre le Parti Québécois et les pays étrangers, particulièrement la France, durant les années 1970 et 1980.

La raison d’État prend le dessus lorsqu’il est question de sécurité ou d’unité nationale.

Le passé nous a démontré que la fin justifie les moyens.

Certains diront que c’est de bonne guerre.

Le Journal a révélé que, durant le référendum de 1995, Jean Chrétien avait donné une commande claire à son ministre de l’Immigration Sergio Marchi pour accélérer le traitement des demandes de citoyenneté pour favoriser le camp du Non.

On s’en doutait, mais M. Marchi a officiellement lâché le morceau dans une entrevue à notre journaliste Raphaël Pirro.

Bonnes pratiques

Pour se prémunir contre de la surveillance, les péquistes ont pris certaines mesures, comme d’éloigner les téléphones intelligents lors de rencontres importantes.

Les ministres à Québec comme à Ottawa utilisent depuis longtemps les mêmes méthodes. Ils rangent dans des coffres de sécurité leurs téléphones afin de les protéger contre l’interception des données lors de leurs réunions.

Comme le disait Paul St-Pierre Plamondon, les nouvelles technologies facilitent la surveillance. Personne n’y échappe réellement.

Votre téléphone intelligent vous connaît aussi bien que vous-même.

La sortie du chef péquiste relève moins de la paranoïa politique que de bonnes pratiques d’utilisation des nouvelles technologies et de la saine méfiance à l’égard des tactiques du fédéral à l’endroit du mouvement indépendantiste.

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