La première brasserie française Chez Lionel à Québec ouvrira officiellement ses portes jeudi, dans l’ancien emplacement du Paris Grill, au Complexe Jules-Dallaire, à la suite d’un investissement de 2,5 M$. Pour Pierre Moreau, figure connue du milieu de la restauration à Québec et longtemps à la tête du groupe Restos Plaisirs, cette arrivée illustre les retombées positives de la fusion avec le Groupe Grandio, amorcée en 2022.
Depuis la fusion, des marques prisées des gens de Québec comme Cochon Dingue et Il Teatro ont pu percer le marché de la Métropole avec succès. La réciproque est aussi vraie puisque Chez Lionel accueillera à compter de jeudi ses premiers clients.
« Le Paris Grill avait 16 ans. C’était un restaurant qui avait besoin d’amour et qui avait besoin d’être refait [...]. Dans le contexte de la fusion des deux groupes, on s’est aperçu qu’on avait plusieurs marques dans notre portefeuille, dont plusieurs brasseries françaises. Comme on devait investir ici, la décision de transformer l’espace en Chez Lionel est devenue une évidence », a indiqué M. Moreau, conseiller stratégique pour le Groupe Grandio.
L’établissement de 175 places offre deux salons privés qui peuvent être réservés pour des réunions d’affaires, ce qui était souvent demandé. Le restaurant a été fermé pendant six mois afin de permettre la réalisation des travaux qui donnent assurément un effet « Wow ».
Signé par la firme d’architecture Cléo Katcho, le nouvel établissement reprend les éléments emblématiques de la marque, qui est née à Montréal, dont son imposant bar central, son spectaculaire cellier, ses lustres de cristal et ses espaces favorisant les échanges.
« Tout est neuf. On est reparti sur le béton », a-t-il souligné.
Les travaux routiers sur le boulevard Laurier ne freinent pas l’enthousiasme du restaurateur qui en a vu d’autres.
« On prend des engagements à long terme. Oui, c’est dérangeant quelques années de travaux, mais après ça, l’entrée de la ville va être extraordinaire. On va avoir un service de transport avec le tramway qui va être très facilitateur », a ajouté M. Moreau qui partage son expérience avec les plus jeunes.
« Je ne leur dis pas quoi faire, mais j’essaie de mettre mon expérience à profit. Je suis fils d’un restaurateur. Quand mon père a fermé la Tyrolienne, il avait 84 ans. Il est décédé, il y a deux ans, et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de prendre ma retraite un peu plus rapidement. Il est parti en trois mois, ça m’a un peu shaké. En restauration, c’est 7 jours sur 7. »
La restauration a beaucoup changé, constate-t-il. Les marges bénéficiaires ne sont plus du tout les mêmes.
« Sans le regroupement avec Grandio, on n’aurait pas pu continuer à croître et à sortir de Québec parce que le marché a beaucoup changé. »
Le menu de cette brasserie française a été revisité par le chef exécutif Frédéric Dufort avec une offre qui permet de satisfaire tous les goûts.
Expansion à venir
Après l’ouverture d’un Cochon Dingue, en 2025, dans le Quartier des spectacles, des projets sont sur la table pour en ouvrir d’autres à Montréal. Selon M. Moreau, le marché de Québec est aussi en mesure d’accueillir d’autres restaurants Chez Lionel éventuellement.
« Les marques de croissance chez Grandio sont La Cage, Le Cochon Dingue, Iru Izakaya et Chez Lionel. Ce sont les marques avec lesquelles on va grandir. »
Le Groupe vise une expansion de quatre ou cinq ouvertures par année, au Québec et en Ontario. L’entreprise est aussi présente en Europe avec La Cage.
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