Le PDG de la Caisse de dépôt, Charles Emond, souhaite qu’Ottawa et Washington s’entendent aussitôt que possible au sujet du renouvellement de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
• À lire aussi : Première moitié de 2026 : maigre rendement de 5,1 % pour la Caisse
• À lire aussi : Air Canada : la Caisse et Blackstone deviennent propriétaires minoritaires d’Aéroplan
« Continuer dans l’incertitude encore longtemps, il y a un coût à ça. Les entreprises n’investissaient déjà pas assez. Depuis 18 mois, elles n’investissent plus. Les gens disent “je ne connais pas les règles du jeu” », a déclaré jeudi M. Emond au cours d’un entretien avec Le Journal.
« Je pense que c’est important d’avoir une visibilité, une clarté, une prévisibilité le plus vite possible », a-t-il ajouté.
Le gouvernement Carney espère en arriver à une entente avant mercredi prochain, date à laquelle de nouveaux droits de douane américains doivent entrer en vigueur. Mais selon CBC News, Ottawa a rejeté la dernière offre de Washington, la jugeant insatisfaisante.
Là pour rester
Quoi qu’il arrive, Charles Emond croit, comme d’autres observateurs économiques, que le protectionnisme américain est là pour rester.
« Il faut se rentrer ça dans la tête. C’est frustrant. On aurait le goût de donner un coup de pied dans le mur, mais on entre dans un monde de tarifs qui est là pour rester, même après [Donald] Trump », prédit-il.
Mais selon lui, le Canada peut tirer son épingle du jeu en négociant avec Washington des droits de douane moins élevés que ceux qui sont imposés à d’autres pays.
« Si c’est pas mal moins que les autres, on va être avantagés », souligne M. Emond.
.png)
1 week ago
9
















Bengali (BD) ·
English (US) ·