«L’intention, c’est qu’il y ait le moins d’impact sur les services»: les libéraux veulent tenter de dégraisser l’État sans trop couper dans les services

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Le Parti libéral du Québec se présente comme garant du « réalisme économique » avec un cadre financier qui restreint les dépenses publiques et qui pourrait réduire certains services à la population.

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« On ne peut pas dire qu’on veut réduire le nombre d’employés [dans la fonction publique] sans qu’il n’y ait aucun changement », a expliqué le chef libéral Charles Milliard lors de la présentation du cadre financier de son parti à Québec dimanche matin.

« L’intention, c’est qu’il y ait le moins d’impact sur les services, c’est évident », s’est-il défendu. Les libéraux ont déjà annoncé leur volonté d’abolir l’équivalent de 12 000 fonctionnaires d’ici cinq ans.

Le cadre libéral prévoit une croissance des dépenses des ministères de 2,6 % en 2027-2028 puis de seulement 1 % en 2028-2029 et 2029-2030, année du retour à l’équilibre budgétaire selon le PLQ.

Éducation, santé et culture protégées

Le parti explique en partie ce resserrement des dépenses par sa volonté de « moderniser » et de « rendre plus efficace » l’État québécois.

Le ministère de l’Économie a été donné en exemple d’endroit où des économies plus substantielles pourraient être réalisées.

Charles Milliard s’est toutefois engagé à protéger trois « grandes missions de l’État », à savoir l’éducation, la santé et la culture.

« Ce n’est pas de l’austérité qu’on propose, c’est un retour au réalisme économique », a voulu nuancer le chef libéral.

Pour financer près de 12 milliards de dollars d’engagements, le parti a notamment dans sa mire certaines mesures mises en place par la Coalition Avenir Québec.

On souhaite abolir, entre autres, le congé de taxe sur certains produits à l’épicerie et le remboursement de la taxe de Bienvenue pour les premiers acheteurs d’une maison.

Pas de « dépenses électorales bonbons » pour le PLQ qui estime des baisses d’impôts « peu réalistes dans le contexte actuel ».

Chercher plus du fédéral

Le PLQ mise également sur plus de 4,3 milliards de dollars en transferts fédéraux sur cinq ans pour renflouer les coffres du Québec.

« Je suis convaincu qu’il y a encore plus que ça à aller chercher au fédéral, mais j’ai décidé de jouer plus conservateur dans ces prévisions », explique Charles Milliard.

Les libéraux visent aussi un recentrage de certains crédits d’impôts aux entreprises « pour effacer les mauvais souvenirs de Northvolt, Nemaska et Flying Whales ».

« On vous parle de rationaliser l’interventionnisme de l’État », selon M. Milliard.

Autre mesure pour aider l’État à dégager plus de revenus, le PLQ veut resserrer l’encadrement du jeu en ligne illégal.

Le parti souhaite élargir le mandat de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) et forcer l’accréditation de ces plateformes en ligne. Une mesure qui pourrait rapporter environ 310 millions de dollars.

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