Heure juste: Non, le PLQ n’a pas été blanchi par le DGEQ et l’UPAC, comme le prétend son candidat Farnell Morisset

1 week ago 11

L’influenceur Farnell Morisset, en entrevue au podcast Daily Buffer, prend des libertés avec la vérité lorsqu’il prétend que l’UPAC et le directeur général des élections ont blanchi le parti libéral de toute irrégularité dans la course à la direction de Pablo Rodriguez en 2024.

L’énoncé : « L’UPAC le directeur général des élections, ils sont arrivés à la conclusion qu’il ne s’est rien passé d’incorrect au niveau du parti. [...] il y a eu un blanchiment de la part de l’UPAC puis un blanchiment de la part du DGE »

Les faits : En réalité, tant les conclusions du DGEQ que celles de l’UPAC concernant le financement du Parti libéral du Québec n’ont pas été rendues publique.

M. Morisset a-t-il des sources haut placées ? En réalité, le candidat libéral se base sur un article de La Presse publié quelques jours avant le lancement de la campagne dans lequel le journaliste affirme avoir trois sources qui auraient eu accès à ces conclusions. Pablo Rodriguez a ensuite fait une tournée médiatique affirmant qu’il était lavé de tout soupçon.

Dans les faits, les enquêtes du DGEQ et de l’UPAC sont conclues ou sur le point de l’être, mais les procureurs doivent maintenant déterminer si des constats d’infraction seront émis.

Nos sources nous confirment que des infractions à la loi ont bel et bien été commises comme nous le révélions à l’automne dernier. Par exemple, un homme d’affaires a remis plusieurs enveloppes contenant 500 $ à ses invités lors d’une soirée de financement, pour rembourser leurs dons.

Pablo Rodriguez, qui était présent lors de cette soirée, aurait-il dû savoir ? Aurait-il dû assurer un suivi plus serré ? Ce n’était pas aux enquêteurs de le dire.

Nous avions aussi révélé l’automne dernier que des textos alléguant le don d’argent en échange de votes circulaient au parti et semaient la zizanie. Ce qui demeure toujours vrai.

Pablo Rodriguez a été fortement critiqué pour sa gestion de la crise interne et a fini par perdre la confiance de ses députés. Il avait alors choisi de démissionner.

Députée blâmée

La commissaire à l’éthique a aussi confirmé que la députée Sona Lakhoyan, alors qu’elle était libérale, avait transformé son bureau de circonscription en « quartier général » pour des activités partisanes durant la course au leadership de M. Rodriguez. Elle avait donc utilisé des fonds publics pour faire campagne, ce qui est interdit.

L’enquête révélait d’ailleurs que Mme Lakhoyan avait supprimé des éléments de preuve sur la messagerie WhatsApp et entravé l’enquête de la commissaire.

Mme Lakhoyan, qui est aujourd’hui candidate indépendante, est d’ailleurs dans le collimateur des enquêteurs de l’UPAC et du DGEQ.

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