Les pertes d’emplois et l’effet de la guerre tarifaire de Donald Trump ne sont pas fictifs, répond la cheffe caquiste, Christine Fréchette, à ses adversaires qui l’accusent de mener une campagne de peur.
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Invitée à réagir au dernier sondage Léger–Le Journal–TVA, qui indique que le vent de la crise tarifaire – jusqu’ici favorable à la CAQ – tend à s’essouffler, Mme Fréchette a rappelé que les PME ne sont pas au bout de leurs peines.
« L’effet Trump, il ne s’estompe pas du tout pour nos entreprises. Cet effet-là, il se fait sentir, il va continuer à se faire sentir tant que les négociations ne seront pas conclues avec les Américains », a commenté la cheffe de la CAQ, qui voit sa montée ralentir dans les intentions de vote.
Mme Fréchette met les autres partis au défi d’aller demander à nos chefs d’entreprises pénalisés par la guerre tarifaire s’ils pensent qu’elle mène une campagne de peur, comme plusieurs le lui reprochent.
Des milliers d’emplois menacés
« Allez voir les PME partout au Québec, parlez-leur de ce qui est en train de se passer. Parlez à celles qui exportent aux États-Unis. [...] Les dangers auxquels on fait face sur le plan économique, vous allez voir que ce n’est pas fictif », a-t-elle soulevé.
La première ministre sortante signale que « c’est le travail de milliers de personnes partout au Québec qui est à risque ».
Concrètement, des milliers de Québécois risquent de perdre des heures de travail ou, pire, leur emploi si la crise se poursuit encore longtemps.
« Je ne nous le souhaite pas, mais 50 % de tarifs en plus de ce qui existait déjà comme tarif depuis un an et demi. C’est considérable l’impact que ça pourrait avoir si ça perdure », s’inquiète la cheffe de la CAQ.
Elle courtise les libéraux déçus
Mme Fréchette a assuré que son gouvernement « travaille avec le fédéral » pour que cette guerre soit la plus courte possible. Elle en a profité pour courtiser le vote libéral en faisant valoir que la CAQ est « capable de travailler avec le gouvernement canadien ».
« J’invite ceux qui sont déçus par le leadership du Parti libéral de considérer se rallier à la Coalition Avenir Québec », a-t-elle lancé.
S’appuyant sur les sondages, Mme Fréchette croit que les électeurs sont de plus en plus nombreux à réorienter leur choix en sa faveur, compte tenu du contexte.
Le chef du Parti libéral du Québec n’a pas tardé à répondre à la cheffe caquiste, à qui il reproche de faire « de la politique spectacle ».
« Mme Fréchette tente désespérément de sauver sa peau depuis qu’elle est cheffe de la Coalition Avenir Québec. Une journée, on essaie de faire des beaux yeux aux péquistes. Le lendemain, aux conservateurs. On s’essaie avec les libéraux ce matin, j’imagine que ce sera les solidaires demain », a ironisé Charles Milliard.
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2 weeks ago
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