Six mois après le début des frappes israélo-américaines en Iran, la situation n’est guère mieux qu’avant le début du conflit, estime un chercheur spécialiste du monde arabe. En fait, elle serait même pire.
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« On est au point mort d’un point de vue militaire et stratégique, personne ne s’est effondré, certainement pas les États-Unis, bien sûr, et certainement pas l’Iran, ce qui est effectivement la surprise du chef, si je puis dire », a expliqué le directeur de l’Institut géopolitique européen, Sébastien Boussois, en entrevue à LCN.
Depuis le 28 février, le principal élément de changement demeure le blocage du détroit d’Ormuz, qui a fait grimper le prix du pétrole partout dans le monde.
« Aujourd’hui, on est dans une situation qui semble de plus en plus inquiétante parce qu’il y a eu des négociations, il y a eu des arrêts, il y a eu des reprises. Et là, on a un peu l’impression que tout le monde s’en fout et qu’il n’y a même pas une forme de diplomatie telle qu’elle existait de manière très proactive de la part du Qatar et de la part d’Oman pendant un certain nombre de semaines », soutient M. Boussois.
Le blocage du détroit d’Ormuz n’a d’ailleurs pas que des impacts sur le prix de l’essence, rappelle l’expert.
La situation au Moyen-Orient a réduit les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar de 96 %, ont révélé plusieurs médias au cours des derniers jours.
« On voit que bon nombre de pays vont être dans des difficultés claires et nettes d’approvisionnement. Et l’Europe qui ne prend plus le gaz russe, qui parfois a du mal à négocier d’État à État, va se retrouver en difficulté avec d’autres pays, ça risque d’être de plus en plus inquiétant », clame Sébastien Boussois.
Même si Donald Trump comprend certainement que la guerre avec l’Iran est en quelque sorte « perdue », celui-ci aura de moins en moins le temps de s’occuper de ce conflit, soutient le chercheur.
« Donald Trump aussi va entrer dans ce cycle infernal des élections. [...] Donc, il est fort possible que tout cela traîne jusqu’à la fin de l’année dans une forme de statu quo. En tout cas, à ce stade-là, je ne vois pas un accord débouler d’ici deux jours ou d’ici une semaine, parce qu’il y a des échéances pour les uns et pour les autres », indique-t-il.
En parallèle, l’Iran tient d’une « main de fer ces deux assurances-vie », soit la question du programme nucléaire et le détroit d’Ormuz.
« On savait depuis le début que l’Iran aurait la capacité d’être une puissance de nuisance et de bloquer le détroit d’Ormuz. Ça a marché exactement comme leur plan était prévu et aujourd’hui tout le monde est bien embêté », résume M. Boussois.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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6 days ago
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