Grève des travailleuses du sexe au Grand Prix? Certaines peuvent se le permettre, d’autres non

7 hours ago 9

Le mouvement de contestation chez les travailleuses du sexe, qui menacent de faire la grève durant la fin de semaine du Grand Prix du Canada, semble se heurter à certaines difficultés, puisque toutes n’ont pas le confort financier nécessaire pour pouvoir débrayer pendant l’une des périodes les plus lucratives de l’année.

• À lire aussi : Des travailleuses du sexe veulent faire la grève pendant la fin de semaine du Grand Prix

« Ceux qui ont le luxe d’aller refuser de l’emploi et ceux qui l’ont moins, [...] c’est très clair que ça va être divisé », a expliqué Francine Tremblay, chercheuse en sociologie du travail du sexe, en entrevue sur les ondes de LCN, dimanche.

Depuis plusieurs jours, des affiches appelant les travailleuses du sexe à se mobiliser se multiplient au centre-ville de Montréal. Avec cette initiative, des membres du Comité autonome du travail du sexe tentent d’encourager d’autres travailleurs et travailleuses du sexe à débrayer à la veille de l’événement, soit le 23 mai prochain.

Plusieurs dénoncent une exploitation financière de la part de leurs employeurs. On pointe notamment du doigt les montants forfaitaires pouvant atteindre 100 $ que certaines danseuses doivent payer pour avoir accès aux planchers de danse des bars les plus populaires de Montréal.

Une telle mobilisation pourrait toutefois avoir un impact, selon Mme Tremblay.

« Un vrai levier économique, quelque chose qui va nuire un peu aux propriétaires de bar. Ça, c’est garanti », a ajouté la professeure,

Mme Tremblay croit aussi qu’une révision du mode de rémunération pourrait aider les travailleuses à obtenir de meilleures conditions.

« De recevoir un salaire, premièrement, la CNESST vient avec ça, l’assurance chômage vient avec ça, le compte de banque légitime vient avec ça. Je veux dire, tu as un paquet d’affaires [en termes] de droits qui viennent avec le fait qu’on reçoit un salaire et qu’on est légitime », a-t-elle poursuivi.

La mise en place d’une forme de charte des droits des danseuses permettrait également de donner une voix à ces travailleuses.

« C’est absolument [nécessaire], n’importe quelle chose qu’on peut écrire, qu’on peut revendiquer. C’est ce qu’il faut faire », a plaidé Mme Tremblay.

Voyez l’entrevue intégrale de Francine Tremblay dans la vidéo ci-haut.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article