Fermeture du fabricant de meubles Bestar: l’ancien propriétaire tente de sauver 200 emplois à Lac-Mégantic

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Le fabricant de meubles québécois Bestar s’est déclaré insolvable jeudi, mais en coulisses, son ancien propriétaire tente de le sauver.

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Mario Aubé, qui avait vendu Bestar en 2017, est sorti de sa retraite il y a quelques semaines quand il a vu que l’entreprise connaissait de sérieuses difficultés. Il est accompagné par la firme MB Capital et quelques salariés de longue date pour sauver les 175 emplois de l’usine de Lac-Mégantic.

M. Aubé et ses partenaires ont déposé une offre intéressante, mais celle-ci a été refusée par le syndicat bancaire et le cabinet comptable PricewaterhouseCoopers. L’entreprise, qui existe depuis 75 ans, n’a pas eu d’autres options que de se placer à l’abri de ses créanciers.

La société mère de Bestar, Groupe eSolutions ameublement, appartient à la firme d’investissement Novacap de Brossard, au Fonds de solidarité FTQ et à Capital régional et coopératif Desjardins. Le comité de sauvetage aimerait relancer les activités rapidement afin d’éviter que les employés ne se retrouvent devant rien.

Photo Bestar

Poursuivre l’aventure

« Si ça demeure fermé, ce n’est pas parce qu’il n’y a personne qui veut poursuivre l’aventure », a indiqué Frédéric Aubé, fils de l’investisseur intéressé. 

Jeudi, Bestar a déposé une requête en Cour supérieure afin d’obtenir la nomination du cabinet comptable PricewaterhouseCoopers pour superviser la « liquidation ordonnée » de l’entreprise, notamment la vente des actifs de celle-ci.

Bestar soutient que sa situation financière s’est « considérablement détériorée » depuis 2021. Plusieurs facteurs expliquent ce déclin : les tarifs douaniers imposés par les États-Unis, une baisse de la demande après la pandémie, une concurrence internationale accrue et des problèmes de liquidités persistants.

L’entreprise n’a pas été en mesure de payer les intérêts à ses prêteurs depuis plus d’un an. Malgré des tentatives de restructuration ou de vente, aucune solution viable n’a été trouvée.

Pour les clients, les commandes en cours seront traitées, tandis que les fournisseurs sont invités à cesser leurs livraisons.

Une industrie en péril

Des 175 salariés québécois mis à pied, 120 sont syndiqués avec Unifor. Si on inclut la filiale américaine d’eSolutions, Bush, ce sont 500 travailleurs qui ont perdu leur gagne-pain.

« Les fermetures successives de Bestar et de Meubles South Shore envoient un signal clair : le secteur de la fabrication de meubles est en en péril au Québec », a déploré Unifor.

Cozey prêt à investir aussi

Frédéric Aubé, qui est PDG de Cozey, s’est dit prêt à participer à la relance de Bestar.

« On veut que ça demeure en vie et Cozey serait dans ce plan-là si ça survit », confirme M. Aubé, qui a été membre du conseil d’administration de Bestar avec son père jusqu’en 2017.

Contrairement à Bestar et à South Shore, Cozey a le vent dans les voiles. Celle-ci fait fabriquer ses produits en Chine et au Mexique. 

« Ce sont deux modèles d’affaires différents », mentionne Frédéric Aubé.

– Avec la collaboration de David Descôteaux

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