Plusieurs Québécois ont constaté, et déploré, l’apparition de moustiques au cours des dernières semaines. Certains croient même en voir davantage que d’habitude pour cette période de l’année. Cette impression n’est toutefois pas vraie partout.
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« Ça dépend du lieu où on se trouve », explique le biologiste et vice-président de GDG environnement, Richard Vadeboncoeur, en entrevue à LCN.
« On a eu un printemps quand même arrosé, pas des quantités astronomiques de précipitations par rapport aux moyennes, mais quand même assez frais et humide. Donc ça crée des conditions gagnantes pour les moustiques de printemps », a-t-il ajouté.
La présence de ces espèces printanières ne veut toutefois pas dire que la population de moustiques sera plus élevée cet été.
« Au Québec, on a bon an mal an une soixantaine d’espèces de moustiques. Et ceux qui nous tournent autour de la tête en ce moment, ce sont surtout des espèces printanières qui sont sorties au cours du mois de mai. Vont suivre les espèces estivales un peu plus tard, qui commencent d’ailleurs à bourdonner aussi », soutient l’expert.
Par ailleurs, les moustiques demeurent « invisibles » une bonne partie du printemps, puisqu’ils sont encore à l’état larvaire. C’est lorsqu’ils se transforment en adultes qu’on ressent véritablement leur présence, affirme le biologiste.
Lente migration
Contrairement à plusieurs animaux, les moustiques sont là l’environnement immédiat et se déplacent peu sur le territoire.
Ceux-ci vont généralement parcourir un maximum d’un kilomètre.
« Ils se développent dans l’eau stagnante. Donc, il y a certains endroits, cette année, où [...] il n’y aura pas plus de moustiques que d’autres années. Mais il y a des endroits où vraiment, il y a une différence. C’est vraiment la quantité d’eau stagnante », indique M. Vadeboncoeur.
« Ça fait qu’on peut penser que si on a des terrains sablonneux autour de chez soi, il va y avoir moins d’accumulation d’eau. Et s’il y a des terrains plus argileux et que l’eau demeure [...], c’est là que se développent nos moustiques », ajoute-t-il.
Sur plusieurs générations, les scientifiques observent toutefois une lente migration des moustiques vers le nord.
« Au fil des années, on a au Québec une soixantaine d’espèces de moustiques. Il y en avait moins il y a quelques années », soutient le biologiste.
« On retrouve en ce moment des espèces au Labrador qu’il était complètement impensable de trouver il y quelques années », ajoute-t-il.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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1 week ago
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