Député sortant de Taschereau, le solidaire Étienne Grandmont est passé par toute une gamme d’émotions devant le mauvais vaudeville qui s’est déroulé dans sa circonscription, dans les rangs du Parti Québécois.
Heureux de ne pas avoir été au cœur de la controverse qui a occupé ses adversaires péquistes, Étienne Grandmont amorce sa campagne avec une grande motivation et beaucoup de fébrilité.
« J’ai un minding de sportif, j’ai fait beaucoup de compétition quand j’étais plus jeune, alors j’ai toujours été quelqu’un qui se prépare beaucoup pour un objectif, celui-ci étant de garder mon siège et de continuer de porter la voix des gens de Taschereau », expose celui qui vient de compléter son premier mandat.
Grande improvisation
Après s’être autant préparé, le candidat de Québec Solidaire (QS) est d’autant plus surpris de constater toute l’improvisation au PQ. Il a observé la situation tantôt avec amusement, tantôt avec détachement, puis avec le sentiment de vivre une deuxième trahison.
Il y a deux semaines, la candidate péquiste, Jeanne Robin a annoncé son retrait pour des raisons personnelles.
Pour la remplacer, le PQ a choisi de parachuter le Montréalais Vincent Marissal, ex-solidaire devenu indépendant.
M. Marissal avait appuyé M. Grandmont dans la course au porte-parolat solidaire. Il vantait son approche, « qui conjugue justice sociale et transition écologique », et sa « crédibilité indéniable sur les enjeux environnementaux ».
« J’avoue que je n’ai pas compris le rationnel derrière la candidature de mon ex-collègue, ce qui semblait être pour eux un coup de génie, soit d’amener quelqu’un de Montréal ». Il dit avoir ressenti de nouveau les émotions qui avaient accompagné le départ fracassant de M. Marissal de QS, alors qu’il flirtait avec le PQ.
Les citoyens lui ont beaucoup exprimé leur colère. « Je leur ai dit qu’il fallait canaliser ça pour se mobiliser et remporter Taschereau. »
Puis, coup de théâtre, Vincent Marissal a dû se désister. Christian Savard, autre ex-collègue de M. Grandmont, est le nouveau candidat.
« Je me demande comment tout ce beau monde-là est à l’aise de travailler avec un ancien de Radio X qui a eu tellement de propos inacceptables », soumet-il, en référence au candidat péquiste dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, François Gariépy.
Sentiment d’appartenance
Comme l’expose M. Grandmont, les gens de Taschereau, tout comme ceux de Québec et Lévis, ont un grand sentiment d’appartenance.
« Au centre-ville, c’est comme un autre écosystème, très progressiste, dont les gens sont fiers », dit ce candidat très ancré dans son milieu.
Avec raison, il souligne sa contribution aux débats sur les transports dans la région. Il mentionne aussi l’obtention des fonds pour la rénovation de la salle Le Pantoum.
Tout comme son parti, il entend parler du coût de la vie, de logement, d’environnement et de souveraineté.
Certes, QS est à la traîne dans les sondages, mais tout peut se passer dans une campagne électorale. « On a un gros travail pour faire entendre nos priorités et nos positions, et c’est le meilleur moment pour le faire. »
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2 weeks ago
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