Les difficultés d’accès aux services vétérinaires dans certaines régions, les maladies transmissibles entre les animaux et les humains et plus récemment les cas de rage du raton laveur chez des chats sont des enjeux qui préoccupent l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec qui presse le prochain gouvernement d’agir pour améliorer l’accès aux soins vétérinaires.
Avec 3,4 millions de chats et chiens dans les foyers québécois et plus d’un ménage sur deux ayant un animal de compagnie ces enjeux interpellent une grande partie de la population du Québec.
« La médecine vétérinaire des petits animaux ce n’est pas juste une question de pitou, minou, hamster là, c’est une question aussi de santé publique. Par exemple, justement des cas de rage qu’on a, d’augmenter la protection des animaux domestiques en les vaccinant pour la rage, ça aide à gérer une situation de santé publique », souligne le Dr David Quirion, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
L’accès aux services vétérinaires d’urgence doit aussi être amélioré dans plusieurs régions du Québec. À certains endroits, les propriétaires d’animaux doivent parcourir de longues distances pour obtenir des soins.
« Si on est par exemple au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il n’y a pas de centres vétérinaires ouverts 24/7 pour répondre à la demande lorsqu’il y a des situations d’urgence, et ça, ça peut créer pas mal de stress chez l’animal qui est en souffrance, mais aussi chez la personne qui cherche un vétérinaire », dit-il.
Il y a présentement 2700 personnes inscrites comme vétérinaire au Québec, mais cela ne veut pas dire qu’elles travaillent toutes avec des animaux. Certaines sont en laboratoire alors que d’autres enseignent.
« Il manque aux alentours de 250 à 800 vétérinaires au Québec pour avoir une couverture adéquate, puis il va y avoir des vétérinaires qui partent à la retraite aussi », mentionne-t-il.
L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec veut également faciliter l’accès aux soins vétérinaires préventifs puisqu’environ 60 % des agents pathogènes responsables de maladies humaines proviennent d’animaux domestiques ou sauvages, tandis que 75 % des maladies infectieuses émergentes chez l’humain sont d’origine animale, selon l’Organisation mondiale de la santé animale.
Écoutez l’entrevue intégrale dans l’extrait sonore ci-haut.
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1 week ago
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