Décès de Maëlyne Lugez: le coroner Luc Malouin pointe du doigt le SPVL

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Le coroner Luc Malouin affirme que Maëlyne Lugez était probablement vivante au moment où les recherches ont été suspendues le soir de sa disparition en novembre 2024, à Lévis.

Dans ses conclusions de l’enquête publique, le coroner Malouin contredit, dans un rapport de 36 pages, le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) et révèle plusieurs manquements.

Le décès de l’adolescente serait survenu tard dans la soirée du 6 novembre ou au début de la nuit suivante.

En mai 2026, un an et demi après la mort de sa fille, son père affirmait d’ailleurs qu’elle aurait pu, selon lui, être sauvée.

Il se disait également convaincu qu’il y a eu des lacunes dans l’opération policière.

Des moyens

La jeune Maëlyne,13 ans, a été retrouvée sans vie dans un boisé près de son école de Lévis.

« Je vais passer le reste de ma vie avec le drame d’avoir perdu ma fille de 13 ans, mais en plus, en sachant qu’elle aurait pu être retrouvée en vie si tous les moyens qui ont été mis en place le 7 novembre 2024 en milieu de matinée avaient été mis en place le 6 novembre en après-midi, au moment du signalement de sa disparition », avait laissé tomber Samuel Lugez lors de l’enquête publique.

Ce nouveau rapport du coroner Malouin semble lui donner partiellement raison.

Rappelons que l’adolescente a été retrouvée environ 24 heures après sa disparition dans un ruisseau au bas d’un sentier.

Le 6 novembre 2024, Maëlyne a quitté son école secondaire sur l’heure du midi. Malgré les recherches, elle n’a été retrouvée que le lendemain, vers 13 h 20, sans vie, dans un ruisseau situé à proximité.

La thèse du suicide a été écartée. L’adolescente serait décédée par noyade et le coroner évoque un décès accidentel.

Les recherches terrestres ont été suspendues le 6 novembre vers 21 h 15. Elles ont repris vers 9 h le lendemain matin, avec notamment l’assistance de la SQ en fin d’avant-midi, le 7 novembre. Au total, l’opération a duré environ 26 heures.

Pas de demande d’aide

« Je ne mettrai jamais en doute la bonne foi, le dévouement et la volonté de toutes ces personnes afin de retrouver Maëlyne vivante. De plus, rien de permet de croire que si les recherches avaient été faites autrement, la conclusion aurait été différente », écrit d’abord Me Luc Malouin.

Toutefois, les recherches terrestres n’ont pas été faites conformément au guide de pratique du SPVL. La procédure n’a donc pas été suivie.

De plus, selon le coroner, la preuve démontre clairement qu’il n’y a jamais eu de demande d’aide à la SQ le soir du 6 novembre.

« Le SPVL est l’unique responsable de cette décision », peut-on lire.

Cette fois-ci, avant de rédiger ses recommandations, il a entendu 30 témoins et analysé quelque 76 documents déposés en preuve.

Me Luc Malouin avait également dirigé l’enquête concernant la mort des sœurs Carpentier et leur père

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