Christine Fréchette remet en question la viabilité financière d'un Québec indépendant

1 week ago 12

Contrairement à ses prédécesseurs, la première ministre sortante Christine Fréchette remet en question la viabilité financière d’un Québec indépendant, particulièrement dans le contexte de la guerre tarifaire avec les États-Unis.

« Écoutez, un Québec indépendant, ce serait beaucoup de risques et beaucoup d’incertitude », a déclaré la première ministre sortante lorsqu’elle a été interrogée sur la viabilité d’un Québec souverain.

« Quand j’entends le Parti Québécois dire qu’il ne veut plus utiliser le dollar canadien, qu’il ne veut plus recourir à la défense canadienne, qu’il veut sa propre armée, une monnaie québécoise et un chambardement des structures gouvernementales, je constate qu’il y aurait énormément de changements », a-t-elle ajouté.

Selon elle, ce bouleversement se prolongerait « pendant plusieurs années » si le Québec devenait indépendant.

Par le passé, des premiers ministres fédéralistes, notamment Jean Charest et Philippe Couillard, avaient reconnu de la viabilité financière d’un Québec souverain. Idem pour François Legault.

Mme Fréchette semble toutefois en douter.

« Tout cela a un coût. On ne peut pas se leurrer et penser que ce serait sans conséquence. Il y aurait des coûts et aussi de l’incertitude pendant plusieurs années. Les gens ont besoin de prévisibilité avant de lancer des projets d’investissement », a-t-elle soutenu.

Elle fait d’ailleurs un parallèle avec les effets de la guerre tarifaire.

« On le voit avec la guerre tarifaire : lorsqu’il y a de l’incertitude, les entreprises retardent leurs projets d’investissement. Cela entraîne des pertes d’emplois et de contrats. Ce sont les conséquences de l’incertitude. Or, un référendum, c’est beaucoup d’incertitude. »

Comme Milliard

Le chef libéral a tenu un discours similaire, vendredi avant-midi.

« Je pense que ce serait très difficile », a déclaré Charles Milliard, en marge d’une annonce au sein de l’organisme Lauberivière, à Québec.

« Est-ce que financièrement, ça pourrait être possible ? Peut-être ! Est-ce que c’est souhaitable ? Est-ce que c’est un gage d’avenir, de prospérité, de sécurité, d’influence pour les Québécois ? Assurément pas ! », a-t-il lancé.

Charles Milliard semble donc moins optimiste que son prédécesseur, Jean Charest, selon qui le Québec pourrait tirer son épingle du jeu sans l’aide du Canada.

« Oui, nous avons les moyens. Personne ne remet en question la capacité du Québec financièrement [...] sauf que la vraie question est la suivante : qu’est-ce qui est dans notre intérêt, à nous ? », affirmait-il en 2006, lors d’un passage à Paris, tout en soulignant les avantages de la fédération canadienne.

Charles Milliard souligne toutefois qu’à l’époque de cette déclaration, « il n’y avait pas monsieur Trump, il n’y avait pas la situation actuelle ».

« C’est possible, mais c’est largement non souhaitable et, avec la situation tarifaire actuelle, c’est encore pire », a-t-il résumé.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article