Les adeptes d’activité physique auront une augmentation salée à avaler alors que des protéines pourraient se vendre 200 $ en raison des contre-tarifs de 50 % de Mark Carney.
« C’est une deuxième claque au visage en moins d’un an et mes distributeurs américains sont dépassés », explique le PDG de la compagnie québécoise de suppléments XPN, Daniel Bérubé.
« C’est une mauvaise nouvelle », ajoute le PDG de la chaîne de magasins Popeye’s, Philippe-Antoine Defoy.
Selon les informations, c’est la matière première (protéine de petit-lait) qui sera soumise aux tarifs de 50 %. Toutefois, les produits finis américains ne seraient pas tarifés.
« C’est une erreur technique du gouvernement, souligne M. Defoy. Cela va désavantager les fabricants canadiens. »
C’est un autre coup de massue pour l’industrie alors que les prix de la protéine de petit-lait (WHEY) ont explosé depuis deux ans. Un contenant de 4,4 litres se vendait 59,99 $ au détail en 2024. Aujourd’hui, avant même l’entrée en vigueur des contre-tarifs prévue pour le 8 septembre, seulement le coût de fabrication est rendu à 75 $ pour la même quantité.
« Ça va bientôt monter à 130 $ pour la même quantité de protéine pure, précise M. Bérubé. C’était ce qui s’en venait avant l’annonce des tarifs.
« Avec les tarifs, on pourrait frôler les 200 $. Ce ne sera plus achetable. »
« La sonnette d’alarme est tirée depuis 2025 pour les hausses. Ça ne fait que monter depuis que je suis dans l’industrie, ajoute M. Defoy. Les tarifs sont un cauchemar alors qu’il y a trop de demande pour l’offre du produit.
« Il y a une rareté de la matière première. »
D’ailleurs, il vend un produit dans ses magasins, où la protéine qui provient de la Nouvelle-Zélande, est au prix de 240 $.
Virage vers les mélanges
La pression à la hausse sur les prix force les détaillants à revoir leurs offres aux consommateurs.
« On se tourne vers des mélanges afin de garder les prix abordables, mentionne le propriétaire de la chaîne Popeye’s. On est conscients de la capacité de payer de nos clients.
« On ne pourra cependant pas leur mentir sur ce qu’ils achètent. S’ils veulent une protéine pure, ils vont devoir payer un prix premium. »
Il mentionne que les protéines végétales sont en croissance alors que son nombre de saveurs est plus variée.
Atténuer les intrants
Même son de cloche du côté de XPN. Plusieurs compagnies ont commencé à utiliser différentes stratégies pour atténuer le coût de leurs intrants.
« Ils ont essayé de faire de plus petits formats avec les mêmes prix, analyse Daniel Bérubé. On voit aussi plusieurs multinationales qui ’’coupent’’ leurs recettes. »
Ce dernier a été obligé de retourner à la table à dessin en raison des coûts faramineux de la matière première.
« Ce n’est pas évident, confie-t-il. J’ai un mélange avec du collagène, mais je mets de la WHEY dedans quand même. Au niveau du prix, ça va se ressembler. »
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.
.png)
1 week ago
5


















Bengali (BD) ·
English (US) ·