Ça prend souvent un accident pour que le MTQ répare une route, déplore la Fédération motocycliste

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Les usagers de la route doivent améliorer leurs habitudes de conduite, mais ils ne sont pas les seuls à blâmer pour les accidents qui surviennent chaque année, en particulier durant les vacances estivales, affirme la Fédération motocycliste du Québec.

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En 2025, les motos ont été impliquées dans 17 % des accidents mortels de la province, alors qu’elles ne représentent que 3,6 % du parc automobile immatriculé, selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

En entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal, le président de la FMQ, Sylvain Bergeron, a reconnu qu’il y avait un problème de surreprésentation des motocyclistes dans ces données.

« Faire de la moto, c’est risqué en partant, je pense que c’est évident. Chaque fois qu’on partage la route avec d’autres usagers, on est tributaires des comportements des autres usagers », a-t-il déclaré.

« Statistiquement, on sait que il y plus de la moitié des accidents qui sont causés par le motocycliste. Pourtant, on sait que dans 60 % du temps, le motocycliste est seul sans facteur aggravant. Dans le 40 % qui reste, il y a des deuxièmes véhicules impliqués et dans ces deuxièmes véhicules. plus de la moitié sont responsables », a ajouté M. Bergeron.

Entraves et état des routes

Les entraves routières ont rendu bon nombre d’usagers de la route plus impatients qu’avant, souligne le président de la FMQ.

L’état des routes est également un facteur non négligeable, estime Sylvain Bergeron.

« On va négocier nos trajectoires selon les conditions routières et puis à un moment donné, on peut se mettre à risque parce qu’il y a un véhicule qui s’en vient à l’inverse puis vu qu’on évite un trou, une roulière, une ornière, un nid-de-poule, c’est le combat de tous les jours pour les motocyclistes », affirme-t-il.

En août, le décès d’un motocycliste qui a tenté d’éviter un nid-de-poule sur l’autoroute 15, à Sainte-Adèle, a relancé le débat sur la qualité des routes québécoises.

« Ces conditions-là génèrent des accidents qui ne sont pas toujours rapportés parce qu’il n’y a pas toujours de décès », soutient M. Bergeron, qui affirme recevoir beaucoup de messages de motocyclistes qui se plaignent de l’état des routes.

« Chaque accident qui est causé par une négligence au niveau de la route, on s’entend que c’est une indemnisation qui s’adresse à la SAAQ [...] Le MTQ fait ce qu’il peut, je pense, pour corriger. Par contre, ce dont on se rend compte, c’est qu’après un accident on voit souvent l’équipe du MTQ arriver puis patcher le trou comme ça s’est fait à Sainte-Adèle », ajoute-t-il.

Sans dire que ces réparations se font trop tard, le président de la FMQ admet qu’elles sont souvent effectuées après le rapport de police suivant un accident.

Les responsables du MTQ « sont sensibles à nos réalités, soutient M. Bergeron, ils ont des limites au niveau des ressources et puis je pense qu’ils ont beaucoup d’ouvrage ».

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