La collaboration entre la Russie et l’Iran pour développer un missile supersonique a de quoi inquiéter les États-Unis et leurs alliés, estime le collaborateur de TVA Nouvelles Stéphan Bureau.
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Selon une enquête du Financial Times, Moscou et Téhéran travailleraient depuis 2023 à la conception du C430L, un réacteur capable de franchir le mur du son et d’atteindre la vitesse Mach 3.
Lorsqu’un missile plus conventionnel est lancé, les bateaux américains peuvent l’identifier à 400 kilomètres. Or, un missile supersonique comme celui développé par l’Iran et la Russie peut se déplacer sur une plus longue distance à l’horizontale, à faible hauteur, et ne peut être identifié par les instruments radars qu’à environ 40 kilomètres.
« Quand tu es à 40 kilomètres et que tu voyages à Mach 3, tu es à 35 ou 36 secondes de l’impact. Ça change la game. Tu as 35 ou 36 secondes pour essayer de mettre en place un système défensif que les bateaux américains pour l’instant ont peut-être, mais poussivement, parce que des missiles qui se déplacent à cette vitesse, c’est une nouvelle variable dans l’équation tactique et ça signifierait que la marine militaire américaine, si les Iraniens réussissent à développer ça, serait à portée », résume Stéphan Bureau.
Cette technologie, combinée au fait que les bases de ravitaillement américaines sont plus éloignées qu’avant au Moyen-Orient, rendrait donc la flotte américaine hautement vulnérable.
Puisque ces missiles seraient développés en secret, il est actuellement difficile d’établir si l’Iran est en mesure d’en utiliser dès maintenant.
« C’est une technologie extrêmement complexe. On dit que c’est le plus grand transfert de technologie militaire de la Russie vers l’Iran jamais enregistré. Ça ne s’est pas fait dans les derniers mois. Ça fait des années que les Russes sont à aider les Iraniens qui, rappelons-le, sont très ingénieux, extrêmement doués pour ce genre de choses et surtout pour adapter ce qui leur est donné », soutient le collaborateur de TVA Nouvelles.
D’ailleurs, des chercheurs, ingénieurs et spécialistes de l’aéronautique russes auraient été déployés en Iran pour aider le pays du Moyen-Orient à développer la technologie de lancement de ces missiles.
« S’il fallait que ça arrive, ça voudrait donc dire que les Américains, pour intervenir dans la région, seraient obligés de le faire à de très grandes distances, ce qu’ils font déjà en partie », clame Stéphan Bureau.
Par la suite, il y a fort à parier que si les Iraniens avaient cette technologie, cette dernière pourrait être partagée avec d’autres ennemis des États-Unis, dont la Chine, ce qui rendrait la situation à Taïwan encore plus délicate, croit l’analyste en politique internationale.
Pour voir l’analyse complète, visionnez la vidéo ci-dessus.
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