«C’est pire qu’un nid-de-poule»: après les routes, des ponts aussi en mauvais état

1 week ago 13

Après la publication du palmarès des pires routes de CAA-Québec, des usagers de la route dénoncent aussi l’état de certains ponts et viaducs, qu’ils jugent lamentable.

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« Vous allez sur le pont Laviolette [à Trois-Rivières]. Je n’ai pas besoin de vous faire un grand dessin. Il a été rafistolé. Et je vais dire “rafistolé”, parce que selon moi, ça n’a pas été une très bonne zone de construction où on a fait des efforts », soutient Benoît Therrien, fondateur des plateformes Truck Stop Québec et Truck Stop Canada, en entrevue au micro d’Isabelle Maréchal, à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM Montréal, mardi.

M. Therrien rapporte avoir l’impression que les joints de dilatation — ces espaces aménagés entre certaines sections d’un pont qui provoquent un cognement lorsqu’on les franchit en voiture — sont « 2 pouces plus haut que l’asphalte installé ».

« À chaque joint de dilatation, vous rebondissez dans votre véhicule. C’est pire qu’un nid-de-poule », plaide-t-il.

Même histoire avec le viaduc de l’autoroute 40 à Berthierville.

« Je pense que ça fait quatre ou cinq ans qu’on dénonce cette situation-là. L’été, on ferme une voie parce qu’elle est vraiment démolie. Après ça, bien, on continue à garder ça comme ça : on met des cônes, on ferme une voie, mais il n’y a rien à faire pour ça. On dirait que ça coûte trop cher, de l’asphalte », affirme-t-il.

Selon Jean-Claude Carret, professeur au Département de génie de la construction à l’École de technologie supérieure, il est clair que l’État manque de moyens pour réparer les routes.

« Les infrastructures, il n’y a pas seulement les routes qui sont laissées un petit peu de côté, on voit les hôpitaux, on voit aussi les écoles », fait-il remarquer.

« Je pense qu’il y a un problème budgétaire, poursuit-il. En fait, c’est sûr que sur l’intervention en elle-même, ça reste moins cher de venir seulement faire cette réparation qui va prolonger de peut-être un an à deux ans la vie de la chaussée plutôt qu’une réparation plus en profondeur qui serait peut-être gagnante si on faisait un calcul sur 10 ou 15 ans. »

Or, d’après lui, les élus ne considèrent pas suffisamment leurs investissements à long terme.

« Donc, on va avoir une réparation qui va durer quelques mois, quelques années », précise-t-il.

Voyez le segment intégral de l’émission d’Isabelle Maréchal dans la vidéo ci-haut.

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