Boissons énergisantes interdites aux ados: ce sera un «fiasco», prédisent les propriétaires de dépanneurs

1 week ago 6

La loi interdisant la vente de boissons énergisantes aux moins de 16 ans sera non seulement difficile à implanter, mais est même qualifiée de futur « fiasco », par le Conseil canadien de l’industrie des dépanneurs (CCID).

• À lire aussi : Boissons énergisantes bientôt interdites aux ados : voici ce qui va changer

• À lire aussi : Interdiction des boissons énergisantes : les conservateurs s’opposent à une adoption accélérée

• À lire aussi : Contre l’interdiction accélérée des boissons énergisantes : une stratégie des conservateurs pour plaire aux jeunes ?

L’interdiction adoptée jeudi par l’Assemblée nationale doit entrer en vigueur en décembre.

« Malgré les bonnes intentions, le diable est dans les détails comme on sait. Et dans cette situation-là, on n’a pas été consulté, on l’a demandé, même en vitesse à dernière minute. Alors tout a été décidé par des fonctionnaires qui n’ont pas la connaissance du marché et qui n’auront pas à l’utiliser comme nous », a indiqué le vice-président du CCID, Michel Gadbois, en entrevue à LCN, vendredi.

La vente de boissons énergisantes pour les moins de 16 ans sera interdite au Québec à compter de décembre 2026.

Photo d'archives, Agence QMI 

La vente de boissons énergisantes pour les moins de 16 ans sera interdite au Québec à compter de décembre 2026.

Selon ce dernier, la loi votée par les élus est truffée d’« aberrations », comme l’écart entre les montants des amendes selon le type de dépanneur sanctionné.

Pour un dépanneur autonome, la pénalité sera d’environ 3500 $ alors que pour un dépanneur faisant partie d’une entreprise enregistrée, le montant réclamé sera de 7500 $.

Une telle façon de faire n’existe pas ailleurs, soutient Michel Gadbois.

« C’est un peu comme si je vous disais : “bon, vous stationnez avec une FIT, votre amende est de 100 dollars, vous stationnez avec une Toyota, c’est 300 dollars, vous stationnez avec une Mercedes, c’est 3000 dollars ”. Je ne sais pas où ils ont sorti ça de leur tête, les fonctionnaires », déplore-t-il.

Michel Gadbois, vice-président du Conseil canadien de l'industrie des dépanneurs (CCID), 12 juin 2026

Capture d'écran LCN 

Michel Gadbois, vice-président du Conseil canadien de l'industrie des dépanneurs (CCID), 12 juin 2026

Un autre fiasco ?

Ce dernier compare cette loi à celle adoptée en 2023 pour interdire les saveurs dans les produits du vapotage sur les tablettes

« Ça a été un échec total [...] L’Institut national de santé publique a annoncé ce matin que 80 % des ventes de vapotage sont faites avec des saveurs, donc illégales », commente le vice-président du CCID.

« Le gouvernement a perdu dans l’opération – on a calculé – à peu près 50 millions de revenus en taxes », ajoute-t-il.

Le Conseil canadien de l’industrie des dépanneurs souligne également que, comme pour les saveurs des produits de vapotage, le gouvernement ne déploie que 28 inspecteurs pour encadrer l’implantation de la loi sur les boissons énergisantes dans environ 15 000 commerces.

« Qui décide ça ? C’est sûr que c’est à notre détriment, puis on s’en plaint, mais ce dont on se plaint le plus, c’est que c’est un fiasco. C’est ridicule ! Ça fait 30 mois maintenant que c’est en place. Imaginez ce qui va arriver avec ça. Ça va se vendre dans d’autres réseaux », décrie Michel Gadbois.

« Ce sont encore des mesures de fonctionnaires en huis clos qui ne consultent pas le terrain et qui décident pour nous », résume-t-il.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article