Avez-vous votre fermier de famille?

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Des centaines de milliers de Québécois cherchent encore un médecin de famille. Mais avez-vous votre fermier.ère de famille ?

La question peut surprendre. Elle est pourtant essentielle. Car pour bien manger, encore faut-il que quelqu’un puisse cultiver.

Notre santé commence bien avant l’hôpital. Elle commence dans nos assiettes, nos jardins et nos champs.

Acheter, c’est voter

Lorsqu’on choisit des aliments biologiques et locaux, on ne nourrit pas seulement notre corps : on protège nos sols, notre eau, notre air et nos communautés.

On soutient une agriculture moins dépendante des pesticides et des intrants liés au pétrole, donc moins vulnérable aux crises géopolitiques de demain.

Dans le contexte actuel, cela constitue un geste de résistance économique. Une bouchée à la fois, on peut faire un pied de nez à l’administration Trump et renforcer notre souveraineté alimentaire.

Une fierté méconnue

Peu de gens le savent, mais le Québec abrite l’un des plus grands réseaux de fermes biologiques au monde.

Le Réseau des fermiers·ères de famille célèbre d’ailleurs ses 30 ans cette année. Il regroupe plus de 115 fermes dans 13 régions du Québec et nourrit 17 000 foyers chaque saison.

Le principe est simple : vous choisissez une ferme du réseau et vous payez, dès le printemps, votre part de la récolte.

Puis, tout au long de la saison, vous recevez chaque semaine un panier de légumes frais, à la ferme ou dans un point de chute près de chez vous ou de votre lieu de travail.

Autrement dit, au lieu de participer à un marché mondialisé, on protège les fermes qui nous nourrissent.

Mais surtout, on prend plaisir à créer des liens humains et à se délecter d’une multitude de légumes savoureux.

Le cri du cœur des Bontés de la Vallée

L’augmentation du coût de la vie frappe aussi nos maraîchers. Plusieurs tiennent leur ferme à bout de bras.

C’est le cas de Mélina et de François qui ont finalement décidé de mettre fin aux activités des Bontés de la Vallée. Les inscriptions étaient insuffisantes. La pression financière, trop lourde. Lorsqu’ils calculaient leur taux horaire, ils n’atteignaient même pas le salaire minimum.

Malheureusement, leur histoire n’est pas isolée. Trop de fermes peinent à joindre les deux bouts. Pas seulement les petits maraîchers biologiques.

Avant qu’il ne soit trop tard

Pendant la pandémie, des milliers de Québécois ont compris à quel point notre sécurité alimentaire était fragile. Puis, la machine a repris sa course.

Aujourd’hui, plusieurs fermes se retrouvent seules avec leurs champs, leurs dettes et leurs inquiétudes.

Les stratégies gouvernementales ne sont pas à la hauteur des transformations systémiques qui devraient s’opérer pour une vraie souveraineté alimentaire écologique.

Le jour où la majorité de nos fermes auront disparu, il sera trop tard pour se réveiller. Et les prix de tout auront augmenté.

Si vous le pouvez, abonnez-vous à un panier bio. Faites le détour par un marché public. Cherchez la ferme la plus près de chez vous.

Et surtout, cet automne, donnons le pouvoir à des élus qui auront à cœur ceux et celles qui nous nourrissent en protégeant l’environnement.

Parce qu’une société qui abandonne ceux qui la nourrissent finit toujours par dépendre de ceux qui l’exploitent.

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