La comédienne Joan Hart incarne une psychopathe plus dangereuse qu’il n’y paraît dans les huit épisodes de l’édition spéciale d’Indéfendable, intitulée Sans trace, qui sont maintenant tous disponibles sur illico+.
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Née aux États-Unis, la jeune femme de 27 ans est installée à Montréal depuis 20 ans. Sa mère, qui est originaire de la métropole, préférait l’élever loin des tensions américaines, bien avant la deuxième présidence Trump, ce qui n’est pas peu dire. À l’époque, c’est un autre républicain, Georges W. Bush, qui occupait la Maison-Blanche dans l’après-11 septembre.
« Ma mère voulait élever sa famille dans un environnement qui était plus riche en cultures, en langues, en perspectives. On habitait dans un quartier militaire, en Virginie, donc c’était extrêmement fermé... À Montréal, on est plus libres d’esprit, plus accueillants », a dit Joan Hart.
Mais elle souligne qu’il ne faut pas mettre tous les Américains dans le même panier.
« Il faut faire la différence entre les individus et le président. »
Bien qu’elle ne souhaite pas s’impliquer dans la politique en cette période de guerre commerciale, elle raconte que chaque été, quand elle se rend dans la maison que possède sa famille dans le Maine, des Américains s’excusent auprès d’elle pour tout le chaos provoqué par Trump.
« Ils sont sincèrement désolés », a souligné la jeune femme bilingue, pour qui « jouer dans les deux langues est le meilleur des mondes ».
En ce qui a trait à sa carrière de comédienne, Joan Hart l’a entamée en anglais, mais depuis qu’elle a joué dans le film Le plongeur, de Francis Leclerc, les projets dans la langue de Gilles Vigneault se multiplient.
« C’est vraiment un bon moment pour moi. Le plongeur m’a ouvert des portes et je suis vraiment choyée ! »
Dans Sans trace, elle donne la réplique à Nico Racicot, qui campe lui aussi un psychopathe, soit Ian Archambault que l’on a vu dans la quatrième saison d’Indéfendable. Archambault avait été acquitté au terme de son procès, lui qui était accusé d’avoir empoissonné des itinérants. Archambault et Mégan Martineau, la femme très manipulatrice qu’elle incarne, sont amoureux et extrêmement dangereux.
Le couple torture le masculiniste Marc Durand (Olivier Lamarche), lui aussi un personnage connu des fidèles d’Indéfendable, et les choses prennent une tournure encore plus dramatique, si bien qu’ils ont besoin de criminalistes pour les défendre.
« Chaque personne avec qui Mégan interagit, c’est pour savoir ce qu’elle peut soutirer d’eux, comment elle peut ruiner leur vie. C’est vraiment un personnage riche parce qu’elle est tout de même attachante », a dit celle qu’on a aussi vue dans Sorcières et qui défend un rôle secondaire dans Angles morts, une série à venir sur l’Extra de Tou.tv.
« Je joue une réceptionniste de gym dans Angles morts, ce qui est drôle, car je suis aussi entraîneuse privée dans la vie. J’adore voir évoluer les gens, les aider, ça apporte plus que de la musculation, c’est la santé mentale aussi ! »
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