À 27 ans, elle lance la première Semaine Climat de Montréal

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Après des mois de travail bénévole, Juliette Champoux-Pellegrin veut relancer la mobilisation climatique à Montréal en organisant la première Semaine Climat, qui réunira plus de 125 événements du 8 au 13 septembre.

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À 27 ans, la cofondatrice et directrice générale de l’événement ne compte plus ses heures depuis juin.

« Il y a eu des sacrifices personnels. Je ne vois pas mon partenaire autant qu’avant », confie-t-elle.

Après avoir travaillé dans une équipe de recherche sur les changements climatiques à l’Université Concordia, la jeune femme veut maintenant raviver la mobilisation au Québec.

« C’est vraiment le bon moment : toutes les autres crises qu’on vit en ce moment ont rapport avec le climat », dit-elle.

Juliette Champoux-Pellegrin a observé un désintérêt sur ce thème à cause de la pandémie, de l’inflation et de l’élection de Donald Trump.

« En ce moment, ça commence à remonter. Avec les feux de forêt et les vagues de chaleur, il y a vraiment un besoin de revenir à de l’énergie dans ce mouvement. »

Financement difficile

Pour une première édition, trouver de l’argent n’est pas simple, surtout quand on veut des commanditaires qui coïncident avec nos valeurs.

« S’il y a vraiment un gros investissement dans les pétrolières, on aurait vraiment de la misère à accepter cet argent », dit la cofondatrice de Semaine Climat Montréal.

Toronto a accueilli sa première édition en octobre 2025 grâce à 30 bénévoles.

« L’organisation d’événements est coûteuse et, malgré leur impact important, leur financement demeure difficile », confirme Becky Park-Romanovsky, directrice de la Semaine Climat Toronto.

En attendant de grandir, cette première édition au Québec met en place des événements durant lesquelles experts et citoyens pourront échanger.

« Il y a celle de New York, Paris, Tokyo, Londres et maintenant Montréal », se réjouit Florian Roulle, vice-président en charge de la finance durable pour Finance Montréal.

« C’est une bonne nouvelle dans ce contexte tendu avec du scepticisme et des reculs sur les questions climatiques, dit-il. C’est l’occasion d’offrir des terrains de dialogue. »

Passer à l’action

« Les citoyens vont pouvoir mieux comprendre les enjeux et comment agir, comment passer à l’action ensemble à l’échelle d’un quartier ou de la ville », ajoute Marine Thomas, directrice générale à Partenariat Climat Montréal.

Andréanne Brazeau, analyste à la Fondation David Suzuki, pense que cette Semaine Climat « va devenir une démonstration concrète que la mobilisation climatique est bien vivante ».

L’équipe derrière la Semaine Climat Montréal espère attirer l’attention des candidats pour les élections québécoises et les experts américains qui voudraient plutôt se réunir au Canada que dans leur pays.

Cette année, Munich, en Allemagne, et Mumbai, en Inde, font aussi partie des autres villes qui ont lancé leur première Semaine Climat.

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